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 une folie dénommée "la guerre"

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Shinsaku Nara
Junin de Konoha
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MessageSujet: une folie dénommée "la guerre"   Mar 9 Aoû - 22:13

Les nuages commençaient à rougir à l’approche du soleil levant. Je finissais de dissimuler un parchemin explosif dans un arbre feuillu avant de me rendre au campement d’un pas las ; mon tour de garde touchait à sa fin et comme chaque nuit depuis plus d‘un an je n‘avais pas respecté mes horaires de surveillance, j‘en avais fait bien plus. Quelques minutes plus tard je pénétrais dans la tente de celui qu’on avait pris l’habitude d’appeler le ’’trouble paix’’ afin de le réveiller et qu’il aille sonner la trompette signifiant le levé du jour. N’ayant plus grand-chose d’important à faire je montais en haut de l’énorme rocher sphérique qui surplombait le campement et m’y accroupi pour… réfléchir.

Beaucoup de choses avaient changées depuis que Kyûji était parti, et Kazeigan à sa suite. J’avais grandi, j’avais vieilli et j’avais changé. Kyûji n’était plus qu’un mauvais souvenir pour moi, il ne représentait plus rien. Il avait fait son choix et j’avais fait le mien. Maintenant le passé ne comptait plus pour moi, seul le présent et l’avenir méritaient mon attention. Ma vie commençait à chaque levé du soleil.

Durant les deux années passées j’avais suivi un entraînement intensif avec mon père afin de me préparer pour le poste que j’avais reçu dans cette guerre. En trois mois d’acharnements j’étais parvenu à maîtriser l'entrelacement des ombres et l’invocation des ombres. À peine mon nouveau niveau acquis, je fus placé à la tête d’une unité d’une trentaine de shinobis dont la mission était de ralentir le front de Suna en tenant une position très avancée dans la forêt de Konoha. Nous étions sûrement les plus fous de ce village pour accepter de tenir une telle position mais nous étions les plus forts, nous étions l’élite. À mon grand soulagement j’avais pu choisir le terrain où établir notre avant poste ; un terrain plat avec peu d’arbres nous aurait fait perdre cette guerre. Et oui, la guerre pouvait se jouer ici, tout allait peut-être dépendre de moi.

J’avais choisi un terrain très difficile à prendre une fois défendu. Une sorte de crête, de colline coupée comme si un géant avait mordu dedans. Du côté Suna une falaise de 20 mètres de haut, du côté Konoha une pente rocheuse, pleine de ronces et d’arbustes épineux. La petite vallée en contrebas de la falaise avait été débarrassée de toute végétation afin que nous, shinobis de Konoha, puissions voir l’ennemi arriver de loin s’il avait la mauvaise idée d’emprunter le chemin le plus court.

Notre système d’attaque et de défense avait été totalement planifié par moi-même. Nos attaques se résumaient à de petites escarmouches et autres attentats sur des unités d’éclaireurs vulnérables. Bien sûr il ne restait aucun survivant chez l’ennemi à la fin de chacune de nos actions. Les objectifs de ces attaques n’étaient pas de réduire les effectifs ennemis mais plutôt d’inspirer la peur et ainsi la haine chez l’ennemi. Il fallait que chaque shinobis de Suna nous haïsse du plus profond des ses tripes. Quatre des nôtres ne participaient jamais à ces attaques : moi, Shizu, Seleya une anbu et Sirkay un chuunin qui valait bien plus que son grade. Nous ne participions pas car à nous quatre nous étions ceux qui détruiront des centaines de vies ennemies, si tout se passait comme prévu. La défense se basait sur un système de tours de gardes classiques. J’avais en plus parsemé la zone de parchemins explosifs cachés dont moi seul connaissait leur position exacte dans un rayon de 500 mètres.

J’avais changé depuis mes 15 ans. Aujourd’hui, j’étais capable de tout pour protéger Konoha, ses habitants, mes parents, ma sœur. J’étais prêt à retirer des vies, des dizaines de vies, des centaines de vies et bien plus si les effectifs de Suna pouvaient suivre. Grâce aux objets que je m’étais fait fabriquer par un artisan à moitié pyromane j’avais pu mettre au point un plan énorme, un plan digne d’un fou, d’un sanguinaire, d’un psychopathe. Mais je savais pourquoi je le faisais. Suna avait déclaré la guerre, qu’il en soit ainsi. Si le Kazekage était aussi fou qu’on le prétendait il nous faciliterait la tâche. Il mènerait lui-même son armée à la mort. Le temps était venu. Demain, seuls des cadavres reposeront dans ces contrées.

[Je n’attend aucune réponse d’un joueur de Suna pour l’instant. Je laisse un peu de suspense et je posterai la suite plus tard]


Dernière édition par Gakuto Nobishi le Ven 12 Aoû - 11:15, édité 1 fois (Raison : Orthographe)
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Shinsaku Nara
Junin de Konoha
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MessageSujet: Re: une folie dénommée "la guerre"   Dim 14 Aoû - 16:04

La nuit approchait et elle s’avérait bien sombre, une nuit d’encre, comme je l’avais prévu. Le soleil à l’horizon annonçait le dénouement de notre combat mais sûrement pas celui de cette guerre. Notre dernière unité d’intervention en territoire occupé revint au camp avant que le soleil ne disparaisse derrière l’horizon. Je demandais rapidement à mes compagnons si tout s’était passé comme prévu. Une réponse positive de leur part fit bien plus que de me rassurer. Le groupe de cinq anbus que j’avais envoyé avaient pour mission de mener une attaque quasi dévastatrice sur un petit camp ennemi. Comme prévu les victimes du village du sable furent nombreuses et quelques-uns furent, volontairement, impossible à rattraper dans leur fuite. Ensuite je leur avais donné l’ordre de rentrer au campement rapidement en courant mais sans dissimuler leurs traces. Ainsi nous inviterions l’agneau à venir danser avec le loup.

Le noir nocturne tomba très rapidement et à sa suite vint une armée, une armée pleine de haine et avide de détruire les vies de ceux qui amoindrissaient leurs rangs depuis prêt d'un an, l’armée de Suna, ou du moins une grande partie. Shizu tenta d’évaluer leur nombre mais elle ne put repérer que d’immenses masses avec sa détection infrarouge. À mon grand désarroi elle m’annonça qu’ils n’étaient pas plus de 400. Mais nous ne pouvions plus revenir en arrière, le temps était venu.

Absolument personne n’était au courant du plan que je préparais mis à part Shizu et tous sans exception avaient compris que j’allais l’exécuter. Je fis signe à Sirkay et à Selaya de venir me rejoindre à l’écart pour que je puisse leur donner leurs instructions pour l’évènement qui allait suivre.

« Sirkay, je vais faire une technique qui va me demander énormément de chakra. Si je la faisais seul je ne survivrais sûrement pas alors je fais appelle à tes talents pour me fournir une grande partie de l’énorme quantité de chakra qui est en toi. Si je t’ai demandé de ne pas combattre durant tout ce temps c’est pour que tu puisses, grâce à ta faculté héréditaire, emmagasiner une quantité phénoménale de cette énergie. Quand à toi Seleya, je vais te demander beaucoup. Pendant que je ferais ma technique, tu va créer des clones, des clones parfais, de chacun d’entre nous. Vous m’avez bien compris ? »

Mes deux camarades firent un simple oui de la tête. Puis nous allions rejoindre les autres pour que je leur parle à tous.

« Mes compagnons d’arme, nous sommes plus fort, nous nous battons pour notre pays, pour nos familles, pour les gens que nous aimons, eux ne se battent que pour la folie d’un seul homme. Cette nuit nous leur montrerons qu’un shinobi de Konoha, avec l’amour qu’il porte à son pays et aux siens, vaut bien plus que dix shinobis de Suna. Écoutez bien mes instructions ! Vous allez grimper sur le dos des créatures que je vais invoquer. Si vous ne le faites pas, vous êtes mort et vous reposerez avec les cadavres de l’adversaire. Sirkay ! Seleya ! Maintenant ! »

Seleya commença à créer des clones parfais de chacun d’entre nous. Pendant ce temps Sirkay avait posé sa main sur mon épaule et était prêt à me fournir du chakra.

« Multi-invocation, les trente spectres de la mort ! »

Sirkay trembla sous le choc d’une telle fuite de chakra mais tint bon. J’avais pris soin de garder un peu de chakra utilisable en moi pour la suite des évènements. Les trente corbeaux apparurent, majestueux.

« Montez tous sur un corbeau et volez rejoindre le second rang, notre position est perdue. Ne posez pas de questions et dépêchez vous ! »

Tous sans exception s’exécutèrent et les corbeaux, invisibles dans cette nuit d’encre, les menèrent plus profondément dans la grande forêt de Konoha. Quand à moi il me restait une dernière chose à faire.

« Toi !, dis-je en désignant le clone me représentant. Prends mon zippo, récupère un peu de bois et fais un petit feu. »

Et puis, sans attendre, je sautais sur mon corbeau et m’envolais dans les cieux ténébreux de la nuit.

J’allais détruire des vies.

Depuis un an je me préparais à cet instant. Depuis un an je passais mes nuits à parcourir les kilomètres aux alentours du campement. Depuis un an j’enterrais les parchemins que m’avait fournis cet artisan. Des parchemins explosifs dignes d’un maitre. Ils étaient trois fois plus puissant que les normaux et surtout, ils étaient indétectables ; mais il fallait un enchaînement complexe de mundras pour les activer tous en même temps. Je les avais tous enterrés à un mètre de profondeur, tous jusqu’à épuiser mon énorme stock. Le campement et une zone d’un rayon de deux kilomètres alentour étaient saturés de ces parchemins. Et l’ennemi marchait vers nos clones.

Encore 30 secondes et il serait sur eux.

20 secondes.

10 secondes.

5 secondes.

2 secondes.

J’exécutais les mundras avec vitesse et précision.

« Pardonnez-moi cette folie. »

Le dernier mundra signa la fin de centaines de vies.

La forêt explosa littéralement dans un flash rougeâtre. Le tonnerre des détonations se répercuta au-delà des frontière du pays de la feuille. Le sol se nimba de boules de feu géantes et fut ensuite rapidement voilé par une épaisse fumée noire. En dessous des cendres ne restait que des troncs arrachés et noircis, des terrains labourés et chaotiques, et des amas de cadavres calcinés. Rares étaient les survivants.

La forêt portait maintenant une plaie béante où seule quelques flammes subsistaient. Le monticule de fumée noire et épaisse continuait de monter vers les cieux. Je volais sur le dos de mon corbeau au dessus de ce triste spectacle, le cœur lourd.

Un cri de souffrance retenti au loin… Puis se tut.


Dernière édition par Gakuto Nobishi le Dim 14 Aoû - 18:36, édité 1 fois (Raison : Orthographe)
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Shunsuke Kinbara

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MessageSujet: Re: une folie dénommée "la guerre"   Sam 20 Aoû - 22:56

Shunsuke marchait de long en large dans sa tente, mû par un horrible pressentiment. L'explosion titanesque qui avait résonné avec violence ne provenait probablement pas d'un de ses propres soldats. Ses gardes eux-même pouvaient sentir l'angoisse infernale qui le torturait, et aucun d'entre-eux n'espérait que les craintes de leur Kage ne se réalisent. C'est brutalement qu'un messager fit irruption dans les quartiers de Shunsuke ! Il paraissait terrifié, et tremblait de tous ses membres. Le visage du Kazekage se durcit. Il s'approcha du ninja, lui arracha son rouleau des mains, et le lut hâtivement, alors que le serviteur restait interdit. Le rouleau tomba au sol avec un bruit sec. Shunsuke avait le visage déformé par la rage. Un cri de haine déchira la nuit, et une explosion dévasta l'intérieur de la tente !

Les débris de bois et de toile, accompagnés de fragments d'os et de chair calcinée, retombèrent tout autour du cratère, avant de se perdre dans la fumée qui enveloppait le sol, telle une chape de brouillard. Shunsuke était à genoux, haletant, les yeux exorbités. Tuer. Mutiler. Torturer. Déchiqueter. Massacrer ce gamin arrogant qui le narguait depuis des mois. Il aurait tout donné pour le tenir devant lui et lui arracher les yeux, l'écorcher vif, lui ouvrir les entrailles ! C'était impossible qu'un simple juunin, juste promu, fusse capable d’annihiler une cohorte entière de shinobis ! De SES shinobis, à lui ! Il devait sûrement y avoir une erreur. Non, il y avait une erreur ! Cela ne se pouvait !

Il se redressa, et marcha jusqu'au coeur du campement sans même épousseter ses vêtements ou s'occuper des morts. Son second ne lui adressa pas la parole lorsqu'il le croisa, se contentant de le saluer d'un air martial. Shunsuke ne lui accorda pas même un regard. Toutes ses pensées étaient focalisées sur cette larve, ce microbe, cet insecte ! Plus vite il serait mort, mieux ça vaudrait. Le Kage inspira profondément, et parla à son subordonné d'une voix hachée :

- Amenez-moi la fille. Et ne perdez pas de temps.

Sans un mot, le ninja partit en courant. Shunsuke savait pertinemment que tout ne se passait absolument pas comme prévu, et il allait devoir dévoiler certains des atouts qu'il gardait dans sa manche s'il voulait gagner cette guerre. Ou plutôt, s'il voulait la gagner rapidement. La résistance de Konoha l'avait pris au dépourvu lorsque ses armées avaient passé la frontière, brisant net la progression de ses troupes ! Menant de brillantes missions commandos, les troupes du pays du feu avaient étrillé leurs adversaires avant de se replier, après avoir subi leurs premières défaites. C'est ainsi qu'ils purent encercler le village, l'assiégeant depuis maintenant un an et demi. Mais les shinobis de Konoha ne se rendaient pas, loin de là. C'était avec insolence qu'ils rendaient coup pour coup les affronts que leur infligeait Shunsuke, se moquant de risquer leurs vies dans ce but. Mais on sentait que les armées du village caché de la feuille étaient sur le déclin. Elles commençaient à fléchir, les ninjas étant harassés, ne mangeant pas à leur faim. La victoire du Kazekage ne serait pas éclatante, mais était inéluctable. Et comme chaque entreprise de Shunsuke, ce conflit se finirait dans le sang. Et après l'attentat de cette nuit, il ne comptait pas laisser de survivants.

Elle interrompit le court de ses pensées, accompagnée de deux juunins. Jeune, elle le fixait d'un regard respectueux et craintif. D'un geste de la main, il lui intima l'ordre de s'asseoir, ce qu'elle fit dans l'instant. Lui resta néanmoins debout, et congédia les deux autres. Il prit alors la parole, et ce d'une voix tranchante comme l'acier. C'était ce ton glacial et sec qui lui avait valu des inimitiés au sein du conseil, mais maintenant, c'était de l'histoire ancienne.

- Tu te doutes que je ne t'ai pas amenée ici pour discuter. J'ai une mission à te confier. Et je sais que tu ne me décevras pas. Tu es évidemment d'accord pour être à la tête de l'équipe, n'est-ce pas ?

Elle hocha simplement la tête, attendant qu'il reprenne.

- Cette mission sera différente des autres. Cette fois-ci, tu devras tuer un ninja. C'est une mission d'assassinat. Ta cible est un juunin, jeune, pas encore majeur selon moi. D'après nos sources, il serait accompagné de deux autres ninjas. Le seul signe distinctif connu serait une mèche blanche, qu'il cache en général. Il possède une arme fulgurante à courte portée, et manipule les ombres. Toutes ces informations nous viennent de Shisui, il les a obtenu lors d'un accrochage avec son équipe. Il a réussi à s'enfuir en usant de ses pouvoirs héréditaires, et je ne pense pas que l'ennemi soit au courant de sa survie. Tu mettras à profit cet avantage.

Nouveau hochement de tête. Elle continua à le fixer, ses jolies lèvres toujours fermées. Shunsuke était insensible à son charme, comme à celui de toute femme, et continua :

- Tu comprends évidemment que tu n'as pas le droit à l'erreur. Pour te motiver, sache que si tu reviens bredouille, c'est la mort qui t'attend. Et si tu me trahis...

Un sourire carnassier se dessina au coin de sa bouche. Elle frissonna.

- C'est toi qui fera l'objet d'une mission d'assassinat. Et je me chargerai personnellement de celle-ci...

- Ne vous inquiétez pas, maître Kazekage. Je ne vous décevrai pas.

La réponse avait fusé comme une flèche. Déterminée, aucun doute ne transparaissait dans ses paroles. La volonté à l'état pur. Shunsuke sourit de nouveau.

- Tu emmèneras deux shinobis de ton choix avec toi. Tu les prendras dans les anbus de ma garde personnelle. Si nécessaire, sacrifie-les tous les deux pour accomplir ta mission.

Il lui tourna le dos, puis reprit d'une voix presque inaudible...

- Et si par hasard, il est à ta merci... Fais le souffrir de ma part.

Shunsuke se retourna lentement, et posa sa main sur son épaule.

- Tu as toujours été la meilleure. Je sais que je peux compter sur toi, Saaya.


Dernière édition par Gakuto Nobishi le Dim 21 Aoû - 8:16, édité 1 fois (Raison : Orthographe)
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Shinsaku Nara
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MessageSujet: Re: une folie dénommée "la guerre"   Mar 30 Aoû - 14:24

La chaleur matinale me caressa la joue avec la douceur d’une mère. Le campement se réveillait avec l’apparition des premiers rayons de soleil. J’étais assis, légèrement en retrait, contre le tronc d’un arbre, la nuit avait été bien courte. Impossible de dormir paisiblement, sans cesse ces cauchemars qui me hantaient. Tous ces cris, tous ces pleurs. Ces veuves en détresse, ces orphelins seuls dans la noire solitude. Que de souffrance. Et tout ça par ma faute. Quand j’étais descendu de mon corbeau il y a cinq jours, les gens avaient tout d’abord été surpris, ébahis, et apeurés par mon action. Mais la victoire éphémère les avait aveuglés à tel point qu’ils ne voyaient en moi qu’un héros. Mais j’étais un meurtrier désormais et il me fallait l’assumer.

Mon unité de shinobis avait atterri dans le campement principal de la défense de Konoha avant d’être dissoute le lendemain à travers tout le réseau de défense. Même mes deux compagnons Sirkay et Seleya s’étaient dispersés sur ma demande. Après un tel acte je risquais des représailles personnelles de la part de l’ennemi et c’est pourquoi je ne voulais plus avoir de contact avec mes anciens compagnons. Je ne voulais absolument pas être responsable d’une quelconque manière de leur mort.

Un gamin sortit de l’enceinte principale du campement un petit paquet à la main. Étonnement il se dirigeait dans ma direction. D’un pas mal assuré mais plutôt rapide il arriva devant moi avant de me tendre le petit colis en bafouillant de timidité :

« Bonjour mmmonsieur… heu… c’est pour… vous… »

Je pris le paquet des mains semi-tremblantes du garçon en lui répondant par un simple merci. Un objet petit mais lourd était enveloppé dans une feuille de papier fin le tout noué par une ficelle grise. Je déballai rapidement le tout et y découvris une petite lettre.
« La vie est triste au village, beaucoup sont partis au front. Je m’occupe comme je peux à la maison dans cette solitude infernale. J’ai dû nettoyer au moins cinq fois votre chambre en une semaine. Je passe voir Kazumi de temps en temps et je lui donne de vos nouvelles à travers vos lettres. Elle aussi s’ennuie alors nous essayons de passer un peu de temps ensemble, entre amies. J’ai récemment reçu une lettre de votre père, il va bien, il est au combat à quelques kilomètres au nord d’où vous êtes. Avec cette lettre je t’envois ce que tu m’as demandé Shinsaku et cette fois évite de le perdre. Quand à toi Shizu, ta bonne humeur et ta sagesse d’esprit me manquent. J’espère que ton frère prend bien soin de toi. Soyez heureux mes enfants. Je vous aime tellement. Gros bisou. Maman ».
Puis je pris l’objet métallique qui se trouvait encore dans le papier d’emballage. Sa surface était parfaitement lisse, sans impureté. Je l’ouvris, l’observai un instant, puis frottai la roulette d’un coup sec. Une large et élégante flamme apparut dans l’embout grillagé. D’un geste de main, je refermai le couvercle.

« Je l’aime déjà ce zippo. Merci maman »

Relevant la tête je fus surpris de constater que le gamin était encore là, à m’observer. Il avait la tête ronde, des yeux bleus qui semblaient avides de voir tout ce qu’il était possible d’observer et des petites lèvres qui confirmaient sa timidité. Le garçon ne devait pas avoir plus de 10 ou 11 ans.

« Pourquoi ces yeux ? Pourquoi me regardes-tu comme ça Petit ? »

« Heu… c’est que… vous êtes si fort et… si jeune… j’espère devenir aussi puissant que vous plus tard ! »

« tu m’admires ? »

« Oui, beaucoup ! »

« Et bien tu as tort, je n’ai apporté que de la souffrance dans cette guerre et toi tu oses m’admirer !? »

Le gamin devint rouge de honte bien qu’il ne comprenait pas pourquoi je parlais ainsi.

« Mais… vous avez tué tellement d’ennemis… c’est bien non ? »

« Tu ignores bien des choses. Je n’ai pas tué tellement d’ennemis. J’ai tué quelques ennemis et des centaines d’innocents. Crois-tu que ces gens sont venus jusque sur nos terres parce qu’ils rêvaient depuis toujours de nous botter le cul ? Non ! Il sont venus parce qu’ils sont sous les ordres d’un tyran infâme et sans cœur qui ne voit en ses shinobis que de la chair à canon pour faire la guerre. Je suis quasiment certain que sur tous les morts de l’autre nuit seule une dizaine se battaient pour eux, pour leurs convictions. S’il te plaît, n’admire pas le meurtrier que je suis. »

Le petit baissa la tête comme s’il venait de se faire fâcher.

« …bien monsieur. »

« Et aussi, ne m’appelle pas monsieur s’il te plaît, ça me perturbe. Tu connais mon prénom je suppose ? »

« Oui… Shinsaku. »

« Voilà c’est mieux. » dis-je en lui tapotant l’épaule.

« Je peux y aller ? »

« Mais bien sûr, qui t’en empêche ? »

Sur ce, le gamin partit rejoindre le camp à une dizaine de mètres de là.

« Tu as été un peu dur avec lui ! »

« Je sais, mais je veux qu’il retienne la leçon, je ne veux pas qu’il reproduise les mêmes erreurs que moi. »

« Shinsaku, je t’ai déjà dit que ce n’était pas une erreur. Nous sommes en guerre et tel est le principe de la guerre: tuer ou être tué. Ce n’est pas toi qui a envoyé ces innocents à la mort, c’est le Kazegage. »

« J’aimerais te croire petite sœur, j’aimerais te croire… Tu es la personne la plus sage que je connaisse et tu es la meilleure sœur qu’on puisse rêver d’avoir. »


Dernière édition par Gakuto Nobishi le Mer 31 Aoû - 7:09, édité 3 fois (Raison : Orthographe)
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