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 Un vide...

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Shinsaku Nara
Junin de Konoha
♣ Sadomaso invétéré officiel

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Date d'inscription : 15/09/2010
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MessageSujet: Un vide...   Jeu 2 Juin - 0:48

Le pinceau glissa délicatement sur le pétale de rose. Une petite pointe de blanc vint donner un effet ensoleillée à la fleur. La façade étaient enfin finie.

« Merci jeune Nara, c’est magnifique ! fit la jeune femme en m’embrassant sur la joue. »

Il était déjà 21h15 et la lumière du soleil commençait à faiblir. Je n’avais cessé de travailler à peindre les centaines de motifs qui recouvraient la belle façade de cette demeure. J’y avais passé la journée entière mais j’en étais venu à bout et j’étais plutôt fière du résultat. Je rangeai délicatement mes fins pinceaux en poils de martre dans ma sacoche après les avoir soigneusement nettoyés. La jeune femme du nom de Kasumi était toute émerveillée par sa nouvelle maison. Je pouvais lire un grand soulagement dans ses yeux bien qu’ils n’étaient jamais vraiment comblés.

Comme la plupart des shinobis de Konoha, j’aidais à la reconstruction de ce triste quartier où avait eu lieu quelques semaines auparavant l’un des plus sombres évènements de l’histoire. Rapidement, j’avais trouvé mon utilité dans le groupe: peindre. Je m’étais découvert cette prédisposition à cet art quand le seul peintre artistique du chantier était tombé malade et que je m’étais proposé pour le remplacer. Maintenant nous étions deux à peindre les divers motifs sur les murs des habitats neufs. J’aimais peindre, j’aimais mon nouvel art car il me permettait de faire le vide dans ma tête et d’oublier ce vain passé.

Kazeigan arriva devant la maison juste terminée. Il alla directement parler à la jeune femme aux yeux blanc qui ne cessait de contempler son chez soit. Il ne s’emblait pas m’avoir remarqué. Le Hokage suivit le regard de la jeune Hyûga et se mis à contempler la bâtisse avec son amie. Pour donner raison à Kasumi, il se mit à faire l’éloge de la maison de la femme et insista sur sa décoration finement appliquée au pinceau. Il ne savait pas que j’avais réalisé cette œuvre et cela m’amusa de le voir dire tant de jolies choses sur mon art.

Las de cette journée passé au soleil, je pris rapidement le chemin de ma maison. Comme tout les jours depuis l’épisode sanglant avec Kyûbi, tout les shinobis que je croisais en chemin me saluaient plus ou moins chaleureusement. Le fait que Kazeigan leur ait fait comprendre que je n’appréciait pas trop cette popularité et surtout ce monde qui se massait autour de moi n’avait pas pour autant perturbé les plus têtus des shinobis qui voulaient tous me voir, me parler. Il n’y en avait qu’une seule à Konoha qui me traitait comme un jeune garçon comme les autres, c’était cette femme, Kasumi, et c’était pour ça que j’appréciait tout particulièrement l’aider au chantier. Mais maintenant que sa maison était finie je n’aurait surement plus cette occasion. Ce jour ci, je mis bien dix minutes de plus que la moyenne pour rentrer chez moi.

Quand je pénétrai dans le salon, mes parents me regardèrent sans bouger, sans prononcer mot. Ne prenant même pas la peine de les regarder, je montai à l’étage. J’ouvris la porte de la salle de bain sans la moindre délicatesse. Je me déshabillais et me mettais sous la douche. À peine fus-je sous l’eau glaciale que mon cœur s’alourdit soudainement. Ne pouvant plus supporter ce poids grandissant, je m’assis sous les cordes d’eau qui me tombaient sur le visage. Et là je repensais au passé, et je pleurais.

~~~~~~~~~~~~

Kyûji était parti. J’avais toujours le bras tendu, l’amulette à la main. J’étais paralysé, je venais de voir une bombe bijuu se créer juste sous mes yeux et je n’étais pas mort. Je devais surement être le seul de ce monde à avoir eu cette opportunité mais je restais sur place, le regard dans le vide. Après une minute, un jeune shinobi qui avait environ mon âge posa sa main sur mon épaule et me regarda étrangement. C’était de la reconnaissance qui était visible dans ses yeux, une véritable reconnaissance. Puis un autre shinobi vint jusque à moi, toujours avec le même regard. Puis un autre, puis un autre et encore un autre. Et ce fut interminable.

« … »

« Shizu ! »

Bousculant ceux qui m’entouraient, je sortis de cette petite foule qui se massait autour de moi et courus à la vitesse d’une gazelle jusque chez moi. Je sautai sur le balcon en prenant appui sur le muret et me retrouvait ensuit dans ma chambre. Shizu était sur mon lit, comme prévu, la respiration lente, les yeux d’un turquoise fatigué. Sans lui laisser le temps de parler je lui administrai un puissant sort de guérison pour la remettre sur pied. Shizu se réveilla au moment où une forte fatigue me saisie. Je m’écroulai de tout mon long sur mon lit à côté de ma sœur.

~ Un homme aux yeux blanc dans un champ de débris en feu. Cinq queues rouges dépassent derrière lui. Il me regarde, remet son masque. Il part. il part pour toujours.

« Non Kyûji ! »

Trop tard il a disparu dans un voile de ténèbres noir. Je suis seul. Même Shizu n’es plus là. Je suis seul. Je regarde au sol et je vois des cadavres à mes pieds. Je suis seul dans la mort.

« Suis-je mort ? »

« Non… tu n’es pas mort… mais je ferai en sort que cela arrive très prochainement. »

« Qui me parle ? »

« Mais c’est moi voyons, ton vieil ami… regarde moi… je suis là. »

Soudain un énorme renard à neuf queues sortit des ténèbres et me fit un large sourire démoniaque.
En un clin d’œil, il m’avala. ~

Mes yeux s’ouvrirent, le soleil inondait la chambre, passant par la fenêtre qui était restée grande ouverte. Shizu était juste devant mon visage, en position de repos bien qu’elle était totalement réveillée.

« Je sais tout ce qui s’est passée… Tu as fait ce qu’il fallait petit frère. »

« J’ai pas envi d’en parler, pas aujourd’hui. Et toi ça va mieux ? »

« Totalement rétablie. »

Je pris ma sœur dans mes bras et l’embrassai sur le front.

« Plus rien ne sera comme avant maintenant. Que va-t-on devenir ? »

« Je ne sais pas… le mieux serait de demander conseil à Kazeigan. »

« Oui… en espérant qu’il aille bien. »

Malgré ma fatigue, je sortis par le balcon, sautant sur le muret avant d’atterrir dans la rue. Je me rendis rapidement au bureau du Hokage pour pouvoir lui parler. Arrivé devant l’entrée du bâtiment qui était fermé à clef, je m’adressai à un anbu qui gardait la porte.

« S’il vous plait où pourrais-je trouver maître Hokage ? »

« Il est à l’hôpital en soins intensifs. Le combat de cette nuit l’a beaucoup chamboulé, il est au portes de la mort. Je dois vous avertir que les visites sont strictement interdites, ordre du médecin. Moi je dis qu’on a quand même eu pas mal de chance cette nuit avec se démon qui… »

L’homme s’arrêta brusquement dans son dialogue et me dévisagea d’un air étonné. Puis il cria.

« C’est lui ! C’est le jeune homme de cette nuit ! »

Soudain des dizaines de gens aux alentour accoururent pour me voir. Sur le coup j’eu envi de tuer l’anbu pour avoir fait le rapprochement et avoir créer la foule autour de moi, chose que je détestait par-dessus tout. Un vielle homme qui semblait avoir une place importante parmi le groupe s’adressa à moi.

« C’est donc toi le jeune qui a sauvé nos familles ! Nous te sommes tous redevable pour ce que tu as fais. Viens ce soir sur la grand place et nous fêterons ta victoire face au démon renard. Tout Konoha sera présent pour t’honorer jeune homme. Dis moi… comment t’appelles tu ? »

Je ne répondis pas. Je voulais juste sortir de cette foule et partir très loin mais je n’osais bousculer les gens et manquer de respect. Shizu, ressentant ma gène, sortit brusquement de mon col et montra les croc au vielle homme. Celui-ci s’écarta brusquement, poussant la foule derrière lui. Je joignis les mains au sol et invoquai un Spectre de l’ombre. Je grimpai sur son dos et il prit son envol. Alors que je décollais j’entendis le vieux parler.

« C’est l’ombre du serpent ! Le maître des corbeaux ! »

Enfin dans les airs, je partis loin, très loin au fin fond de la forêt de Konoha pour ne revenir que 10 jours plus tard.

~~~~~~~~~~~~

L’eau ruisselait sur mon visage, se confondant avec mes larmes. Tout avait changé. Pourquoi ? Pourquoi Kyûji avait-il succombé à la haine ? Alors que la vie était de plus en plus belle, tout s’était effondré. Même les habitants de Konoha avaient changés. Je ne pouvait plus être en paix. Kazeigan était toujours avec la gentille Kasumi quand il ne s’entrainait pas en solo. Qui a osé placer ce destin entre mes mains ? Je ne sais plus quoi faire. Je reviens à la case départ, seul, seul avec Shizu, la plus merveilleuse des sœurs.

« Il ne me reste que toi petite sœur. »

Je sortis de la douche sans m’être réellement lavé. Puis je sortis, entrai dans ma chambre et m’avachis son mon lit. Le nez écrasé contre l’oreiller je continuais à ruminer de sombres pensées. Le vide dans mon ventre s’agrandissait encore. Un vide qui faisait mal.

Et chaque jours depuis le massacre était semblable à celui-ci.
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